Jean Favier, président du haut comité des célébrations nationales, écrit dans la préface de l’édition de 2009 :
« Il est d’usage, dans les familles, de célébrer les anniversaires. Souffler les bougies n’est qu’une occasion de se retrouver et de partager le souvenir, les joies et les peines, le passé et le présent. Ce n’est pas la louange du temps passé, c’est la fidélité à ce qui nous a faits. Mais la famille s’entend aussi au sens très large, comme la communauté de ceux qui participent d’un même héritage et qui vivent d’un même sentiment d’appartenance (…) Chacun en fait ce qu’il veut.
Alors, quoi d’étonnant à ce qu’on commémore, voire que l’on célèbre, à la faveur d’un millésime, tel personnage ou tel événement en quoi la collectivité trouve motif à réfléchir sur ce qu’elle doit (...) L’essentiel, n’est- il pas de saisir l’occasion pour saluer un acteur de l’histoire ou un moment du génie humain ? »
C’est dans cette vision de l’anniversaire que sera célébré le tricentenaire de la naissance de George Antoine Simonet, créateur de la fabrique de mousseline de Tarare, lors de l’édition 2010 de la fête des mousselines.
(fabrique étant pris dans le sens d’ensemble localisé de producteurs liés entre eux par leurs marchandises, en l’occurrence la mousseline, travaillant à grande échelle de marché).
Ce fils de marchand toilier est en effet né le 28 novembre 1710 à Tarare. Il est décédé le 14 août 1778 à Charbonnières-les-Bains où il avait une propriété. Ses aptitudes, son esprit d’aventurier et d’audacieux, son esprit d’innovateur et sa ténacité lui ont procuré un destin peu ordinaire. Même s’il n’a pas réussi de son vivant la production d’une mousseline digne de ce nom c’est-à-dire un tissu de coton fin et ajouré, il reste celui qui l’a introduite à Tarare ; celle-ci concourant à l’essor et à la fortune de la ville des décennies durant.
De nombreuses reconnaissances lui ont déjà été témoignées sous forme d’écrits, de monuments commémoratifs ou de rassemblements festifs et ce, dès 1788. Est-il besoin de rappeler que l’inauguration de sa statue en bronze en 1893 est considérée comme la première Fête des Mousselines ?
Aussi rien d’anormal que de placer la prochaine fête sous son égide ! Plusieurs manifestations s’inscrivent donc dans le cadre de ses 300 ans. Des partenaires sont associés principalement la Société d’histoire, d’archéologie et de généalogie des monts de Tarare et la mairie de Charbonnières-les-Bains :
Expositions
- A Tarare, « GEORGE ANTOINE SIMONET, HISTOIRE DE "FILS" »
Par les Archives municipales de Tarare et la Société d’histoire, d’archéologie et de généalogie des monts de Tarare
Tour du Château (15, rue du Château )
Ouverture au public : samedi 19 et du lundi 21 au vendredi 25 de 14 à 19h ; dimanche 20 et samedi 26 de 10 à 19h ; dimanche 27 de 10 à 12 h et de 17 à 19h ; mardi 29, mercredi 30 juin et samedi 3 juillet de 14 à 17h
Possibilité d’ouverture les autres matins sur demande.
- A Charbonnières-les-Bains, « GEORGE ANTOINE SIMONET ET LES SIENS »
Par le Groupe de recherches historiques de Charbonnières-les-bains
Salle ENTR’VUES (23, avenue Charles de Gaulle)
Ouverture au public : samedis 19 et 26 juin de 10h00 à 12h00 et de 14h00 à 18h00 ainsi que les 17, 22, 23, 24, 25 juin de 14h00 à 18h00.

Conférence "Au temps de Simonet", présentation du contexte historique (samedi 19 juin à 10h30)
Animations sur le thème du siècle des Lumières
Proposées par Tarare en Fête.
Dimanche 20, place Simonet.
Spectacle "Un certain George Antoine Simonet"
Par Agnès et Jean-Christophe Bacconnier.
Jeudi 24 à 20h30 et vendredi 25 à 22h00, samedi 26 à 14h00 au commerce Pierre Sémard (7, rue Pierre Sémard).
"Les Fêtes vénitiennes"
Ballet créé par André Campra en 1710 interprété par le Concert Impromptu et Claire Gattet/E.F.C.O.
Vendredi 25 à 20h30 au théâtre.
De plus, dans la programmation générale, la Ville de Tarare a retenu le samedi 26 juin pour organiser une cérémonie officielle du tricentenaire à laquelle seront associés des descendants. Elle veut ainsi rendre hommage à l’homme à travers ses descendants.
Un programme spécial est réservé à ces personnes avec notamment une réception à 11h00, une visite de la ville décorée avec arrêt sur les lieux commémoratifs (exposition, spectacle, statue, atelier…) et un déplacement à Charbonnières-les-Bains avec un accueil officiel, visite de l’exposition et, pour ceux qui le désirent, un temps au cimetière sur la tombe Simonet-Olivier.
Cette journée sera, d’une certaine façon, le rendu des travaux généalogiques conduits depuis plus d’un an par les Archives municipales et la section généalogie de la Société d’histoire. Le célèbre Tararien a eu 7 enfants, 18 petits-enfants et 26 arrière petits-enfants. Au stade des recherches actuelles, l’arbre de descendance compte près de 3 000 personnes, conjoints compris. Des contacts sont en cours et plusieurs descendants ont déjà annoncé leur présence juin prochain.
Parmi ces "petits" Simonet, dont d’ailleurs aucun ne porte ce patronyme, certains ont connu un destin particulier dans le monde économique, politique ou culturel. Pour n’en citer que quelques uns : Aimé Olivier de Sanderval (1840-1919), explorateur devenu roi de Kahel en Afrique, les frères Olivier et Raymond Radisson (1831-1903), acteurs dans le développement du vélocipède à pédales dans les années 1850-60 ; Jacqueline Thome-Patenôtre (1906-1995), sénateur puis député-maire de Rambouillet, député européen ; André Giroux (1801-1879), peintre.
Pour revenir au lieu de décès de Simonet, Charbonnières-les-Bains, les animations prévues font suite à des contacts établis entre les mairies et les groupes historiques de chaque ville. Ces échanges remontent à janvier 2009 sur sollicitation des Charbonnois et avec le souhait de participer à la célébration de cet anniversaire. Ainsi, une exposition et une décoration extérieure seront mises en place la semaine du 14 juin avec vernissage le mercredi 16 et les descendants reçus le samedi 26 juin.